Incompetence couv

Petit éloge de l'incompétence

de Michel Claessens
136 pages, Quæ, 2013, 16,00 €
(à acheter de préférence directement par ce lien)

Présentation de l'éditeur

Ce petit livre revisite un sujet que nous croyons tous trop bien connaître : l'incompétence. Et pour cause : celle-ci est sans doute la première de nos compétences. Mais il est question ici de cette incompétence appelée « systémique » par Michel Claessens, celle que génère notre société technoscientifique et qui fait qu'un nombre croissant de nos décisions sont prises en toute « méconnaissance de cause ». Cependant, plutôt que de tirer sur l'incompétent, l'auteur montre que nous aurions intérêt à changer notre fusil d'épaule. Aujourd'hui, les notions de compétence et d'incompétence sont à redéfinir. Plusieurs résultats récents montrent que cette incompétence systémique peut devenir aussi une voie de progrès. L'incompétence peut être créatrice, et la compétence destructrice. Plus exactement, la « mécompétence » joue aujourd'hui un rôle essentiel, en particulier dans les processus de création et de gouvernance.

Michel Claessens dirige actuellement le service de communication du programme ITER, le réacteur international et expérimental en construction à Saint-Paul-lez-Durance (France). Si la fusion nucléaire n'a plus de secret pour lui, réparer un four micro-onde reste un véritable défi. Ses passions pour la science et la littérature l'ont conduit à mener parallèlement une carrière de chercheur et de journaliste scientifiques. De ce parcours atypique, il découvre de nouvelles (in)compétences. Il a notamment occupé des fonctions de responsabilité au sein de la Direction générale de la recherche de la Commission européenne pendant 16 ans. Enseignant à l'Université de Bruxelles, il a publié de nombreux ouvrages, dont Science et communication, pour le meilleur ou pour le pire ? aux Éditions Quæ en 2009.

Notes personnelles

J'aime beaucoup le petit âne qui mène sa barque : les illustrations de couverture ne font pas si souvent mouche comme celle-ci. Au-delà de l'enveloppe finale, il fut particulièrement intéressant et « consolidant » de réaliser l'édition d'un texte qui argumentait le bien-fondé d'une démarche plus ou moins volontaire et consciente que je pratique à titre personnel et dont j'ai déjà pu aussi louer les résultats chez d'autres (comme chez S. Hammer). J'ignore si cet essai fera directement bouger les lignes ; mais je suis convaincu que de toute manière la lame de fond est là, en dépit des rigidités propres à certains pays (ou « cultures » éducatives) et des petites certitudes de leurs brasseurs de vent.